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    "Partie II"

    16 novembre 2009, par Fanchic

    La semaine passée, nous vous expliquions ou nous tentions de vous expliquer - certains lecteurs ne sachant pas lire, d’autres pas voir, d’autres encore nous prendre pour des passionnés de mats cramés - comment une équipe peut être meilleure avec son meilleur joueur sur le flanc.
    Voici venir ci-dessous quelques illustrations de ce concept mis en avant par Dave CIRILI et repris à plusieurs sauces par Bill SIMMONS d’ESPN.

    Quelques exemples à travers l’histoire :

    Nous sommes souvent très durs avec les stars, celles qui gagnent car soit elles sont bien coachées, soit bien entourées, soit l’arbitre les protège si bien qu’il m’en est passé des exemples pour appuyer la théorie EWING.
    Souvenez-vous, été 2006, l’Equipe de France va s’envoler pour le championnat du Monde à SAITAMA au JAPON. Les bookmakers n’attendent pas l’or, mais le bronze est jouable avec dans ses rangs une des seules stars incontrôlables - avec GASOL, NOWITZKI, MING et les USA - Tony PARKER. Patatras, TP se blesse au pouce en amical face au Brésil et ne pourra ralier le pays des Mangakas.
    La cote des français dégringole loin, très loin, à peine plus haut que le LIBAN, le VENEZUELA, le QATAR, le JAPON et PANAMA.

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    Sans leader, les PIETRUS, GELABALE, TURIAF et l’espoir PETRO ne sont considérés que comme une bande de joueurs athlétiques.
    Finalement, emmené par un DIAW décomplexé, un JEANNEAU à la baguette et des role players bien dans leurs rôles, la France échoue comme toujours, face à la Grèce en quart mais s’impose contre l’Allemagne grâce à un buzzer beater de GOMIS puis gagne la 5ème place face à la TURQUIE. La France aura, sur ce tournoi, renforcé ses points forts que sont la défense, le partage des responsabilités, le jeu physique et la solidarité. Pas sûr qu’avec TP elle aurait fait mieux !

    Plus près de nous, les SIXERS, équipe jeune qui a réussit à s’offrir un bilan aussi flatteur qu’avec leur icône IVERSON et le vieillissant WEBBER la saison qui a suivit leur départ, adjoignent à leur roster un des FA les plus courtisés du marché, l’intérieur Elton BRAND.
    BRAND reste sur une saison superbe avec les CLIPPERS, toujours régulier à 20pts 10reb, il doit devenir la pièce maîtresse d’un back court plutôt fluet (DALEMBERT, EVANS, RANDOLPH).
    Pourtant, la greffe ne prend pas ! L’artillerie légère IGUODALA, YOUNG, GREEN perd de sa percussion en tentant d’incorporer à la soupe le jeu statique de BRAND. Jusqu’en décembre et la blessure de la recrue n°1 de la draft 1999, Philly est dans les bas-fonds du classement. L’équipe se relèvera et se qualifiera pour les POs.


    Il y a bien longtemps, les CAVS n’avaient pas à leur disposition Lebron JAMES, ni même ce bon vieux Z ILGAUSKAS. L’équipe de l’OHIO tentait de bousculer la suprématie des PISTONS puis des BULLS avec d’excellents joueurs tels Mark PRICE, Larry NANCE, Brad DAUGHERTY (tous 3 All-Stars en 1993).

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    Ils grandirent ensemble, se frustrèrent ensemble puis déclinèrent avec l’âge et les blessures. En 1995, les BULLS ne sont plus les favoris. L’élégant DAUGHERTY a pris sa retraite en raison de problème de dos et Mark PRICE a quitté le navire. L’équipe, sans joueur de référence, tels feu Bobby PHILLS, Chris MILLS ou Tyrone HILL, est attendu loin dans les pronostics, bien derrière les WIZARDS de WEBBER et HOWARD, les HORNETS de RICE et LJ, les HAWKS de Steve SMITH ou le HEAT de MOURNING.

    Portés par un Terrell BRANDON considéré comme un des meilleurs PG de la ligue (mais injustement oublié des récompenses individuelles), les seconds couteaux sortent de l’ombre et glanent 47 victoires en défendant dur et ralentissant le ryhtme au maximum, une version NBA du Limoges de MALJKOVIC.


    Peu ou proue la même époque mais de l’autre côté de l’Atlantique, 1995, Pau ORTHEZ met en place une belle armada pour contrer LIMOGES et ANTIBES les derniers champions de FRANCE.
    Les GADOU et Howard CARTER sont entourés de Bruno HAMM, Freddy FAUTHOUX qui s’affirme et surtout deux américains de haut vol en Ricky WINSLOW et Conrad McRAE, intérieur volant au sens du spectacle prononcé et aux qualités physiques rarement vue en France (mis à part Mister DACOURY). Pau échouera en finale face à Antibes de Michael Ray RICHARDSON.

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    L’année suivante, Darren DAYE arrive d’Israël après avoir fait les beaux jours de PESSARO. Le MVP du McDONALDS GAME 1979 est une star Européenne en fin de carrière mais reste réputé fort shooteur.
    L’équipe du Béarn reste toujours dans la roue des habituels leaders mais apparaît en deçà de ses performances passées. DAYE, quitte l’équipe après 20 matchs. RIGAUDEAU prend en main la destinée des verts et répartis mieux les tickets shoots. Thierry GADOU, jusque là effacé devient la deuxième arme de l’équipe tandis que Fabien DUBOS s’affirme. L’équipe de Pierre SEILLANT, celle que l’on retiendra comme la French Team remportera le titre et parviendra jusqu’en quart de l’Euroleague.







    Quel point commun peut-on trouver à ces quatre exemples mais aussi au MAGIC 2007 qui perd Steve FRANCIS, ou le Jazz sans BOOZER l’an passé ?
    Regardons de plus près :

    - DAYE, le père, était un shooteur, un joueur qui a besoin que l’on joue pour lui
    - TP, celui de 2006, un scoreur, capable de trouver la clef de n’importe quelle raquette
    - Mark PRICE, plus un scoreur qu’un organisateur, un maître du 3pts
    - BRAND, IVERSON, des joueurs qui ont besoin de ballon, plus encore pour l’ancien Hoya

    Tous étaient ou devaient être les centres d’attention de leur équipe, tous devaient toucher le cuir, le faire rebondir, le protéger et l’envoyer vers le cercle pour briller. Tous, au lieu de faire briller leur coéquipiers en situation classique, mais de prendre le jeu à leur compte en situation critique, inhibaient - souvent sans intention malsaine - leurs partenaires.


    à suivre :
    Pourquoi HOUSTON cartonne ?
    A qui profiterait une EWING THEORY ?



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