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  • On se refait la draft 2008 ?

    2 février 2009, par Fanchic

    On l’a dit et répété, la draft n’est pas une science mathématique, le dernier appelé par M. STERN (donc le premier retenu, cherchez la logique) n’est pas forcément le meilleur élément de la cuvée.
    On se souvient de Pervis "Never Nervous" ELLISON de la draft 89, auteur de 9,6pts en carrière dont les performances n’ont rien de comparable avec les prestations des Tim HARDAWAY (n°14) Shawn KEMP (spéciale dédicace à Elie, en 17) ou Vlade DIVAC (n°26).
    L’adverbe "forcément" placé avec soin dans mon axiome de départ révèle qu’effectivement, certains General Manager ayant tiré la boule magique à la lottery ont effectivement ramené dans leur franchise le cador de la promo. Personne ne me contredira sur ce point lorsque on pense aux choix du Magic en 1993 et 2004 (Shaq et Dwight HOWARD), des SPURS en 1988 et 1997 (David ROBINSON et Tim DUNCAN) ou CAVS en 2003 (l’élu, le choosen One, remarquez c’était facile...)

    Environ 45 matchs ont été joués lors de cet exercice bien mouvementé des ans de grâce 2008-2009, l’heure est de faire le point. Les BULLS ont-ils bien fait de choper Derrick ROSE, malheureux finaliste du dernier tournoi NCAA ? Danilo GALINARI est-il la star en devenir qu’il manque aux Knicks depuis le départ de Latrell SPREWELL ? Notre Nicolas BATUM attendu lottery pick un an plus tôt aurait-il dû être retenu dans le top 14 ?
    Les réponses vont venir peu à peu dans la prose figurant ci-dessous.

    1. Les surprises de la cuvée 2008 :

    Ils ont été choisi en début de second tour et n’ont aucun point commun à part çà. Mario CHALMERS, Deandre JORDAN et Luc Richard M’BAH a MOUTE (respectivement #34, 35 et 37) sont, ont été et/ou vont continuer à tenir un role important au sein de leur équipe.
    Le champion NCAA en titre, tout d’abord a profité d’un contexte de reconstruction très favorable à MIAMI où le "coach néophyte" Erick SPOELSTRA débarquait avec des idées neuves. Opposé aux décevants Marcus BANKS ou Shaun LIVINGSTON, l’ex general des JAYHAWKS a fait valoir son excellente défense et une capacité à faire jouer les autres complémentaires à la boulimie offensive de son coéquipier WADE.
    CHALMERS est aujourd’hui le 11ème rookie à l’évaluation, le 3ème passeur et le meilleur voleur de ballon. Ses 9steals lors de son 4ème match constitue par ailleurs un record de franchise. CHALMERS ne sera jamais Chris PAUL mais pour monter une attaque, harasser son vis à vis, planter une banderille derrière l’arc ou terminer un fast-break, il fera le taf.
    De telles perfs méritaient au moins une sélection dans les 20...
    M’BAH A MOUTE a profité comme CHALMERS d’une fenêtre pour se montrer. VILLANUEVA se cherchant, ALEXANDER décevant car mentalement pas prêt, JEFFERSON débarquant du marais du Meadowland, l’ancien d’UCLA s’est glissé à la surprise générale dans le 5 majeur des BUCKS. Scott SKILES, très tourné vers la défense, apprécia rapidement son abnégation, ses capacités naturelles au rebond et son altruisme.
    Le destin de Deandre JORDAN est un peu différent des deux premiers compères. Lui est un diamant brut, ou plutôt un zircon brut, n’est pas Amare STOUD qui veut... Celui qu’Aran SMITH (Nbadraft) comparait à Dwight HOWARD était attendu dans le top 18. Son potentiel, sa taille et ses qualités athlétiques en faisait un choix logique au premier tour. Après un début de saison timide derrière l’indéboulonable papy CAMBY et le bouffeur de possessions RANDOLPH, JORDAN a profité des blessures de ces derniers pour intégrer le 5 d’une team en perdition donc sans pression. Ainsi, en janvier et en seulement 20min, l’ancien de Texas A&M assure un demi double double avec 77% de réussite et 1,6blocks. Ses records personnels sont également encourageants avec 6blocks, 20reb ou encore 23pts à 11/12 face aux LAKERS.
    Parmi les late first rounder qui ont également montré qu’ils pouvaient déjà être utiles à leur première franchise, on peut citer George HILL, inconnu au bataillon jusqu’au Orlando Pré-draft camp et qui a bien remplacé TP fin novembre et début décembre, ou le shooteur Courtney LEE qui n’a pas le volume de Mike PIETRUS mais qui semble bien plus adroit.
    Enfin, non drafté mais qui a déjà fait son trou dans le cercle hermétique des joueurs NBA, citons Anthony MORROW, arrière des WARRIORS "inventé" par le déroutant Donn NELSON qui claqua 37pts un soir de novembre.

    2. Les ratages de la cuvée 2008 :

    Il est toujours difficile de parler de "bust" après seulement une demi-saison. Cependant, on peut d’ors et déjà constater que certaines franchises auraient pu rentabiliser bien mieux leur choix de draft. On espère l’avenir meilleur pour ces talents qui n’ont pour l’heure pas réussit la transition mais, une chose est sûre, rien n’est acquis pour eux !
    Hyper athlétique, reconnu pour son éthique de travail et une personnalité louée par ses entraîneurs, Joe ALEXANDER n’a pour l’instant pas répondu aux attentes placées en lui. Certes, le poste de SF est relativement bouché dans le WISCONSIN mais logiquement, il aurait du obtenir une partie des 25min offertes à M’BAH A MOUTE. Son seul fait d’arme pour l’instant, s’être plaint de la sélection de Rudy FERNANDEZ pour l’anecdotique Slam Dunk Contest. Les BUCKS auraient pu lui préférer Brook LOPEZ pour apporter un peu de dureté à un roster qui manque clairement de poids in the paint. Junior au sein des champions NCAA, go-to-guy avoué, Brandon RUSH suis les traces de ses frangins Jaron et Kareem, c’est à dire, un back up à l’arrière comme il y en a tant.
    Pourtant, avec la blessure de Mike DUNLEAVY, RUSH avait une belle carte à jouer pour se montrer à son coach Jim O’BRIEN. Mis à part une poussée de fièvre en décembre face aux NETS (22pts à 8/12) en l’absence du revenant Quis DANIELS, RUSH semble oublié en bout de banc. Ainsi, en janvier, il n’est apparu que 9,5min en moyenne. SPEIGHTS ou JORDAN pour muscler une raquette faiblarde auraient été des choix plus utiles qu’un énième extérieur.
    Après des années de disette et de bons picks transférés, les Knicks devaient enfin piocher la pièce maîtresse de leur reconstruction. Ils ont jeté leur dévolu sur le talentueux Italien GALLINARI auteur d’une saison remarquable en lega et en Euroleague. Hélas, n’est pas Manu GINOBILI qui veut. Blessé au dos, le jeune Italien n’a pu participer aux entraînements de coach D’ANTONI, ancien coéquipier du papa GALLINARI. Certes, on sait que le jeune prodige de la botte peut scorer de plusieurs façons et avec adresse, seulement, peut-il défendre ou résister aux contacts avec les mastodontes de la grande ligue ? NY l’aurait jouer plus sûr en draftant le pivot Brook LOPEZ seulement, au moment de faire le choix, la politique sportive du club de Big Apple n’était guère définie...

    3. Les cracks de la cuvée 2008 :

    Pas de doute, Derrick ROSE sera une star, un vrai multiple All Star et All NBA Teamer. Pour l’heure, le n°1 de la draft ne cherche pas à se mettre en avant mais fait l’étalage de tout son talent durant les 37min qu’il passe sur le terrain. Un peu trop de temps de jeu pour son âge, ce qui se ressent sur sa production actuellement. ROSE subit un début de rookie wall. Compte tenu de son jeune âge, de l’inexpérience de son coach et du manque de solution offensive des BULLS, on peut dire que le malheureux finaliste NCAA s’en tire très bien. On louera sa relative régularité (aucun match à plus de 30pts mais rarement en dessous de 10pts.
    Michael BEASLEY n’achèvera pas son objectif dès sa saison rookie à savoir s’adjuger le trophée de MVP. Pourtant, le monstre statistique de Kansas State espante les observateurs par son comportement docile et altruiste. Appliqué, celui qui devra jouer Small Forward plutôt que Power s’accommode très bien de son rôle de 6th man, soldat de Dwyane WADE en attendant de former un binôme complémentaire. Comme ROSE, BEASLEY ne tire pas la couverture sur lui et attend son heure.
    Rien à voir avec les deux premiers cités, OJ MAYO dit "la sauce" flingue à tout va, à bon ou mauvais escient peu importe, MAYO arrose. Seulement, après un mois de novembre en boulet de canon (23pts à 48%), le joueur le plus touché par la hype de la dernière draft redescend sur terre n’affichant plus qu’une réussite de 40% en janvier. Comparé à tort à WADE, MAYO se rapproche plus d’un Gilbert ARENAS. Parviendra-t-il à ne pas être qu’un simple scoreur au sein d’équipes du ventre mou ?



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