
"Miami sera sans doute le grand gagnant de cette intersaison 2010. Mais est-ce que les noms apporteront la gloire tant désirée au Heat depuis leur dernier titre en 2006 ? "
19 juillet 2010, par
Le Heat n’avait pas connu telle effervescence depuis l’arrivée de Shaquille « Diesel » O’Neal dans la cité floridienne il y a de cela 6 ans. Entre temps, Miami aura eu le temps de fêter un titre, le seul de leur histoire. Une association O’Neal – D-Wade qui faisait frissonner les poils des défenses adverses. Maintenant, la péninsule américaine se remet à rêver, rêver de titre !
Avant de rentrer un peu dans le vif du sujet, revenons quelque peu sur l’actualité de ces dernières semaines. Les principales stars de la draft de 2003 (Lebron James, Carmelo Anthony, D-Wade, Chris Bosh, Darko Milicic –oups, faute de frappe, désolé…- et bien d’autres) étaient libres de tout contrat. Les médias américains s’extasiaient devant le suspens et les quotidiens outre-Atlantique avaient de quoi animer leurs pages de rumeurs. On avait droit à tout et n’importe quoi… à tel point que LeBron James avait décidé de réserver un créneau horaire d’une heure sur ESPN pour annoncer le maillot qu’il portera la saison prochaine. Les Cavs étaient peu enclin à satisfaire à nouveau les désirs et exigences de LeBron James pour pouvoir le conserver, la sortie était devenue fort probable. Miami et New York étaient les deux pressentis. Chicago restait en embuscade. La porte Miami semblait se refermer peu avant l’annonce de « L’Elu » alors que Chris Bosh avait décidé de rejoindre Dwyane Wade mais ça n’était finalement que pour mieux attirer LeBron James avec eux. Le tout pour une simple histoire d’amitié… et une paire de concessions.
James, qui allait troquer son numéro 23 (en hommage à Jordan) pour revêtir à nouveau le 6 de Julius Erving, allait donc former un trio de choc sous le soleil. Miami, qui avait décidé de liquider pratiquement l’ensemble de son équipe pour pouvoir attirer l’une ou l’autre star, aura donc réussi son pari. Du moins celui qui eux voulaient…
En effet, on peut se poser quelques questions toutes simples : les « Three Amigos » arriveront-ils à jouer ensemble ? Qui prendra les responsabilités lors des moments chauds ? Comment James vivra le fait de passer après Dwyane Wade, la véritable image de la franchise ? Les concessions faites par accord verbal seront-elles respectées par la suite ? Quel sera l’équilibre de l’équipe avec ces 3 stars ? Les coéquipiers se contenteront-ils des miettes offensives laissées par le futur trio de choc ? Qui sera là pour défendre ? Et on pourrait encore facilement allonger la liste.
Une autre question reste également en suspend : faut-il obligatoirement 3 stars pour gagner un titre ? Les fans des Celtics vous répondront sans doute oui. Et que dire des fans des Bulls ! Pourtant, deux hommes forts avec un effectif équilibré suffisent amplement. Il suffit de voir les derniers duos victorieux : Bryant et Gasol, Duncan et Parker, O’Neal et Wade, O’Neal et Bryant, Duncan et Robinson, Olajuwon et Drexler, … Detroit est presque la seule exception à la règle dans les deux dernières décennies avec 5 bad boys qui savaient jouer en équipe mais où aucun joueur ne sortait vraiment du lot. Les Pistons avaient réinventé le concept de collectif dont ferait bien de s’inspirer Erik Spoelstra pour faire fonctionner son équipe. Mais peut-on confier les clés d’un trésor à un jeune coach ayant peu d’expérience ? Certains diront qu’il est entouré d’une personne d’expérience (Pat Riley) mais on peut fort bien se douter que le coach ne se prendra pas pour un pion qu’on déplace sur un échiquier, tout comme n’importe quel autre coach de la ligue d’ailleurs.

18 juin 2010, par

"N’est-il pas vrai que les titres se gagnent en défense ? "
16 juin 2010, par

"Les Boston Celtics s’imposent lors de la cinquième rencontre et prennent l’avantage. "
14 juin 2010, par